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Mon actualité sonore

Le tambour traditionnel kanak

Idiophone en bois ou en bambou, à fente(s) ou sans fente, le tambour accompagne les danses traditionnelles kanak sur la Grande Terre de la Nouvelle Calédonie et aux Îles Loyauté. Les rythmes les plus fréquemment pratiqués sur l’instrument sont le "pilou" et le "rythme à quatre" (Cf. mp3 ci-après), accompagnant les danses imitatives.

Lorsqu’il est en bois, le tambour se présente généralement sous la forme d’un tronc de 50 à 60 centimètres de longueur et d’un diamètre de 25 à 35 centimètres. Évidé (tambour à fente) ou non (tambour frappé), il est rarement décoré. Le musicien s’assied au sol, pose l'instrument devant lui et le frappe à l’aide d’un ou deux bâton(s) de bois dur.

Lorsqu’il est en bambou, l’instrument, d’un diamètre inférieur à 25 centimètres, d’une longueur variable, peut atteindre deux mètres. Les fentes – 1, 2 voire 3, lorsqu’il y en a –, longitudinales, occupent les entre-nœuds. Les parois des nœuds ne sont pas percées. Le tuyau de bambou peut être frappé au sol comme le tambour de bois ou être posé sur un support ; les percussionnistes se distribuent alors le long de l’instrument : un par fente et jouent debout.

Tambour a fente

Tambour à fente en gaïac avec ses baguettes

Renaissance de la flûte kanak

Ceux qui sont sensibles à la préservation du patrimoine immatériel des musiques de tradition orale se réjouiront de la réapparition sur la scène musicale de la flûte kanak, une longue flûte traversière courbe, fabriquée dans un roseau rigide de la famille du bambou, percée de deux trous le long du tuyau et parfois aussi à son extrémité.

Les derniers "vieux" à pratiquer l'instrument avaient disparu au début du XXe siècle en emportant avec eux leurs secrets de fabrication et la façon d'en jouer. Après plus de quatre ans d'enquêtes sur le terrain, d'études aux îles Vanuatu où des flûtes semblables sont encore utilisées, la flûte kanak est enfin de retour. Ricardo Poiwi, de la tribu de Oua Tom, que j’ai enregistré à Oueno en décembre 2015, nous fait entendre les sons doux, éthérés, teintés d'harmoniques, de l’instrument.

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Le toutoute

Le charonia tritonis, ou ‘triton géant’ ou encore conque, est un mollusque de grande taille pouvant atteindre 50 centimètres, affectionnant les fonds sablonneux aux alentours des récifs coralliens. Les Mélanésiens, comme d’autres peuples, utilisent depuis des temps immémoriaux sa coquille spiralée comme trompe et moyen de communication : signal de ralliement, utilisation sacrée ou annonce d’un évènement extraordinaire. On perce le coquillage sur le côté ou on l’ampute de son extrémité pointue (l'apex) pour obtenir une embouchure et le transformer ainsi en instrument à vent ; la colonne d’air est alors mise en vibration par les lèvres du musicien. En Nouvelle Calédonie, actuellement, les conques sont droites (embouchure à l’extrémité) et sont appelées ‘toutoutes’. Étant donné le caractère hautement symbolique du toutoute, seuls les hommes peuvent en jouer. Le 3 juin 2015, les toutoutes de l’Île de Maré ont résonné pour annoncer la mort du Grand chef Naisseline.

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Conque transversale de Papouasie-Nouvelle Guinée (longueur 36 cms)

Appel au toutoute

Le paquet de feuilles mélanésien

De forme sphérique aplatie, d’un diamètre de 20 à 25 cms, le paquet de feuilles (be à Maré, à Lifou, bwin à Ouvéa) est utilisé aux Îles Loyauté. À l’origine, c’était un instrument éphémère confectionné à partir des feuilles d’un arbre, le macaranga vedeliana, fourrées de fibre de noix de coco et nouées avec des nervures de cocotier. Aujourd’hui, une enveloppe de fibre de coco bourrée de matière végétale ou de papier journal remplace souvent l'original et un filet de ficelle maintient le tout. Une ganse, passée au majeur, permet de tenir le paquet de feuille d'une main et de le frapper sur la paume de l'autre main. Ce sont surtout les femmes qui utilisent l’instrument : assises à terre en chœur, elles frappent ensemble les temps des danses traditionnelles tout en chantant. Le son produit est sourd et mat.

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Paquet de feuilles actuel, confectionné à Lifou

Séquence rythmée : sonnaille, paquet de feuilles et wessel

Les sonnailles mélanésiennes

Les sonnailles font partie intégrante du costume du danseur traditionnel de la Grande Terre et des Îles de la Nouvelle Calédonie. Dans les Îles, elles sont le plus souvent fabriquées à partir de jeunes feuilles de cocotiers entrelacées autour des chevilles ou des mollets et sont mises en vibration par secouement. On peut aussi, pour un résultat plus ‘sonore’, enfiler des fruits de cycas séchés et évidés sur une cordelette avant de les mettre au pied. Les danseurs ou danseuses sonorisent ainsi leurs mouvements en pilonnant le sol et en accentuant les temps forts du rythme du pilou.

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Sonnailles mélanésiennes

Séquence rythmée : sonnailles attachées au pied, frappé sur le sol

 

Aïda, opéra de Verdi

Le lien interne ci-dessous vous ouvre l'accès à une page de la catégorie 'Recherches' de ce site contenant un article relatif à l'opéra Aïda de Giuseppe Verdi que je mets à votre disposition. Vous y trouverez des éléments d'analyse concernant le contexte de création, l'orchestre, les personnages, l'argument, le livret, les thèmes musicaux, quelques pistes d'écoute et une petite étude critique.

Verdi

Article : Aïda de Verdi

Le wessel mélanésien

Le wessel peut se définir comme le sifflet traditionnel mélanésien d’aujourd’hui. Son nom viendrait de l’anglais whistle, qui signifie sifflet. À deux, trois, ou mieux, à quatre tuyaux, il est utilisé par les danseurs et musiciens, surtout aux Îles Loyauté de la Nouvelle Calédonie, pour accompagner les danses traditionnelles. À l’origine, le wessel était peut-être un sifflet de marinier, ou servait à l’arbitrage des matchs de cricket. Il aurait été adopté pour remplacer les sifflets végétaux. Les Mélanésiens s’en servent à la manière d’un orgue à bouche : pour varier les sons et les effets, il leur arrive de boucher en alternance avec la main gauche et la main droite un, deux ou trois tuyaux sur quatre en interprétant un motif mélodico-rythmique.

Trois wessels

Wessels à 2, 3 et 4 tuyaux : la partie plate est celle qui est tenue entre les lèvres

Séquence rythmée sur un wessel

Lever du jour à Népoui

Le jour se lève sur Népoui, village minier situé sur la côte ouest de la Nouvelle Calédonie. Le lagon, les montagnes, les bougainvilliers… et les premiers rayons du soleil, fragiles. Une ombre esquisse quelques mouvements dans l’embrasure de la porte. Ses ondulations, un rien mauresques, invitent au voyage.

Danse et montage vidéo : Claudia – Musique : Charley